Ça fait 35 ans que je promène en char entre Marieville, St-Jean-sur-Richelieu et Montréal. J’ai tout faite dans ces trois villes-là et comme je n’ai pas encore trouvé le moyen de me séparer en 3, ben j’ai fait la route 1 000 000 de fois entre les trois. (J’ai calculé, oui oui, 1 000 000 de fois ben pile.)

Mettons que comme route, c’est dur de trouver plus plat. Genre what-the-fuck-c’est-donc-ben-plat. Non mais check la photo. C’t’une belle photo hen? Ça paraît tu que je suis fier de ma photo? C’est plat hen! Alors, comme vous le savez, une de mes activités préférées est de lire toute la soirée sur Wikipedia pis vous raconter en québécois le fruit (bof) de mes trouvailles….

Faaaaaaaaaaaque laissez-moi vous raconter une histoire.

Dans l’temps là… Pas dans le même temps que je raconte tout le temps où y’avait des Français pis des Autochtones pis qu’y’avait pas encore d’Anglais. (Je l’aime ben ce temps-là). NON! Mon histoire, à s’passe pas dans c’temps là. À s’passe ben avant ça. Genre v’là 13 000 ans.

Dans ce temps-là, vois-tu, y’avait pas grand monde sur la Terre. Y’avait même pas 10 000 000 de personnes dans l’monde qui était dispersées sur tous les continents. Ça prenait pas grand temps swipper tout le monde sur Tinder mettons.

Dans ce temps-là, le pôle Nord c’tait pas comme aujourd’hui. C’tait pas un tit pôle hipster avec des petites jambes avec-pas-d’poil. C’était un pôle. Un vrai! La couche de glace était tellement grosse que même ta mère avait l’air petite à côté. Était tellement grosse qu’elle descendait jusqu’ici. Ça c’t’une couche de glace. Roule en char jusqu’au pôle Nord pour le fun, tu vas voir que c’était toute une couche de glace.

Pis un moment donné, y s’est mis à faire chaud. Oh yeah hen?! C’est le bon temps qui arrive. Les voisins qui pellettent la neige dans l’driveway pour qu’elle fonde plus vite. Le gros kit. La glace elle, elle a jamais ben aimé les party où c’est chaud, faque est partie avant le last call.

Mais c’te glace – là, elle avait tout un poids. Faque quand elle fond, y’a un phénomène qui fait que le bout où elle était avant, y’est un peu écrasé. Pis quand un bout est plus écrasé, y’est plus bas que le reste. L’eau elle, elle aime ben ça aller en bas, faque le bout écrasé, il donne un lac.

Plus à l’ouest, ça donné les grands lacs.

Ici, ça donné la vallée du St-Laurent.


Gab

Categories: Blogue

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *