C’est là que Samuel de Champlain est remonté jusqu’au lac qui porte maintenant son nom en 1609. Il rebaptisa la rivière : Rivière aux Iroquois qui s’appelait avant Masoliantekw (« eau où il y a beaucoup de bouffe » en abénaqui). Les Iroquois, Hurons et Algonquins aimaient bien s’y rendre pour fumer et bouffer un brochet.

Plus tard, avec les attaques des Iroquois qui menaçaient la colonie, plusieurs fortifications firent leur apparition : Fort Richelieu à Sorel et le Fort Saint-Jean à St-Jean-sur-Richelieu.

Par la suite, Anglais et Français allumèrent : c’était un endroit stratégique. D’autres forts furent encore construits : le Fort Sainte-Thérèse, le Fort Chambly et le Fort Lennox de l’Îsle-aux-Noix,

(Estie, pourquoi j’ai commencé ça au passé simple…)

C’est justement au Fort Lennox que le Canada des Anglais connut sa grande victoire contre les Américains en 1812 quand les Américains se trompèrent de cible et se mirent à se tirer dessus avant de se tanner et de rentrer à la maison. Un grand moment canadien célébré en 2012 par Harper.

C’est là, à St-Denis plus précisément, que les Patriotes (que l’on fête aujourd’hui) connurent leur seule victoire en pétant la gueule aux Anglais le 23 novembre 1837 tout en étant seulement 200 contre 300.

Sur une note plus personnelle…

La rivière Richelieu, c’est MA rivière.

C’est là que j’ai grandi.

C’est là frenché une fille pour la première fois, Annick au 14-18 à St-Mathias. On s’était défoncé chez Touchette à la Tequilla avant.

C’est là, à l’île des Jeannottes au large de St-Marc que j’ai fumé du weed pour la première fois. J’avais tellement ri que j’étais sur le bord de m’étouffer avec mes chips, y’a fallu que je prenne mes mains pour me les sortir de la bouche pour que l’air puisse passer de nouveau. Respirer, c’est nice!

C’est là, au parc Fortier et à la dame à Richelieu, qu’on allait fumer des clopes et faire des niaiseries en secondaire V avec la gang que je vois à tous les deux jours depuis.

C’est là, à la Grenouille en fête de Chambly, où je descendais la rivière à la crue des eaux avant que les inondations chient le fond de la rivière.

C’est là où j’ai appris à mes parents que je m’étais acheté un voilier en les mettant devant le fait accompli : tu ne peux pas me convaincre de ne pas l’acheter, il est déjà à moi…et le voilà.

C’est là où il m’est arrivé plein d’aventures avec mon voilier justement : frencher Isa après de multiples tentatives, oublier de passer aux douanes, me faire pogner du mauvais bord d’un pont qui fermait pour l’hiver, appeler la coast guard pour venir me chercher parce qu’un tata avait mis de l’essence dans ma tank à la place du diesel et que mon moteur était malheureux, c’est aussi là où j’ai failli m’échouer parce que j’étais tellement heureux d’arriver que j’étais concentré à mettre une toune épique.

Finalement, c’est là où j’ai sorti mon voilier l’année passée après une expédition de rêve avec un crew de rêve, et c’est là où je vais le remettre à l’eau dans quelques jours.

Le Richelieu, c’est ma rivière…mais je te la prête si tu veux.

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